La scolarisation des filles en Afrique

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LES FAITS SUR LA SCOLARISATION DES FILLES EN AFRIQUE

Tôt le matin, avant le chant du coq, Marième se réveille. Elle prend sa douche et sort de sa chambre, un gros panier sur sa tête, rempli de poissons, tenant dans sa main un seau rempli de légumes. « Tu es prête Marième ? » cria Ngobo. « Oui, je suis prête maman ». «  En route vers le marché » ! Sur le chemin, Marième rencontra beaucoup d’élèves qui partaient à l’école. « Maman, pourquoi je ne vais pas à l’école ? », « Ne m’énerve pas encore avec ces sujets-là ».

Dans le monde, les filles ont moins accès à l’école que les garçons. Sur les 70% d’enfants qui ont accès à l’école primaire en Afrique subsaharienne, on compte 89 filles pour 100 garçons. Seuls, 25% des enfants ont accès au secondaire, dont 80 femmes pour 100 hommes.

Le phénomène de sous-scolarisation des filles s’explique par un plus faible accès à l’école et aussi un plus fort taux d’abandon. En effet, les filles sont confrontées à des obstacles particuliers tout au long de leur scolarité : la pauvreté, les mariages précoces, les résistances culturelles, les pratiques traditionnelles, les conditions de sécurité, les transports, les violences sexuelles sont des facteurs qui expliquent la déscolarisation des jeunes filles et l’abandon post-primaire et secondaire.
Plus largement, l’éducation des filles se heurte encore à l’inégalité liée au genre, inhérente à des sociétés qui assignent des rôles sociaux différenciés aux femmes et aux hommes.

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Les études statistiques ont montré qu’à travers le monde le taux de scolarisation des filles est de 79% par rapport à celui des garçons qui est de 95% entre 2000 et 2004 ; qu’au niveau de l’Afrique , il est de 73% par rapport à celui des garçons qui est de 85% et au niveau du Sénégal, il est de 63% par rapport à celui des garçons qui est de 70%. Dans la même période, le pourcentage de filles inscrites au secondaire est de 63% par rapport à celui des garçons qui est de 66% à travers le monde. Au niveau de l’Afrique, il est de 34% par rapport à celui des garçons qui est de 40%. Au niveau du Sénégal, il est de 16% par rapport à celui des garçons qui est de 23%.

 

I. L’ECOLE EST L’AVENIR DE LA FEMME

En Afrique, il vaut mieux être un garçon pour avoir une chance d’apprendre à lire et écrire.
Lorsque l’on dit qu’un Africain sur deux ne sait pas lire, il faudrait toujours préciser que l’analphabétisme touche, en fait, 40 % des hommes mais 60 % des femmes. L’Afrique n’a pas, loin s’en faut, le monopole de l’inégalité des sexes face à l’éducation. Selon le Bureau international du travail, en 1990,  » Sur 130 millions d’enfants [dans le monde] n’ayant pas accès à l’enseignement primaire, 81 millions étaient des filles. « . Le même rapport précise qu’en 1995,  » plus de la moitié des petites filles de 6 à 11 ans n’étaient pas scolarisées en Afrique subsaharienne.  » Certains pays présentent des taux encore plus élevés de non-scolarisation des filles.

 

II. LES ACTIONS

Tous les enfants ont le droit de recevoir une éducation de base de qualité, et des plans et objectifs réalistes peuvent être tracés pour y parvenir. Les parties concernées à tous les niveaux (des responsables gouvernementaux, aux associations scolaires locales, aux enseignants, aux communautés, aux familles, et aux filles elles-mêmes) doivent mobiliser les ressources pour que toutes les filles puissent aller à l’école et achever le cursus éducatif de base.
Il existe au Sénégal, La scolarisation et maintien des filles à l’école. Ce sont plus de 3 000 bourses d’études qui ont été offertes à des jeunes filles issues de milieux défavorisés des régions de Fatick, Kolda, Tambacounda, Kaffrine, Kaolack et Diourbel.

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Au Cameroun, il existe désormais tout un ministère dédié à la promotion de la femme et de la famille, un autre à la formation professionnelle, des associations qui défendent le sort des filles défavorisées, comme l’association « DE FILLE A FEMME », de Mme Gabriel Annette NLEND.
De plus en plus de femmes accèdent à des postes de responsabilité, comme la camerounaise Isabelle PATCHONG, qui est ingénieur et qui dirige la très select Direction Technique de DIT (Douala International Terminal) au port de Douala.
Nous espérons voir de plus en plus de parents africains donner l’opportunité à leurs filles de se scolariser.

La suite c’est sur la page Facebook : Les parents d’adolescents et la chaine Youtube : Les parents d’ados.

Micheline SAME

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