MA FILLE SOUFFRE DES REGLES DOULOUREUSES, QUE FAIRE ?

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Ce sujet vous parle ? Pour certaines d’entre nous, il réveille en nous des souvenirs douloureux, car nous aussi (femmes) en avons soufferts. Au fait, quand est-ce que ça s’était arrêté ? On ne s’en souvient même plus. Mais on n’a pas oublié les désagréments que ça nous a causés. Quelle femme ne se souvient pas des classes manquées ? Ou bien ne nous revoyons-nous pas recroquevillés sur nous-mêmes, en proie à une terrible douleur, en classe ou dans notre chambre, transpirant ou ayant la nausée ? On maudissait alors le fait d’être femme et on appelait de toutes nos forces la ménopause, qui serait la libération de tous ces désagréments.

AU FAIT C’EST QUOI LES « RÈGLES DOULOUREUSES » ?

Les dysménorrhées (en termes plus savants) signifient « Règles difficiles », sont des douleurs pelviennes, ou crampes abdominales, qui accompagnent les menstrues chez la jeune femme. Elle touche entre 50et 60% des femmes en période d’activité génitale (à ne pas confondre avec sexuellement actives). Dans certains cas, ces douleurs peuvent précéder les règles de quelques heures et disparaitre avec l’apparition d’un flux menstruel important. Elles peuvent aussi accompagner les règles et s’atténuer progressivement. Elles peuvent enfin n’apparaitre que le deuxième ou troisième jour.

QU’EST-CE QUI EXPLIQUE CES DOULEURS ?

Elles viennent généralement du déséquilibre entre le taux d’œstrogène et de progestérone de la jeune femme. Un bilan biologique peut confirmer ce déséquilibre éventuel, chez certaines femmes. Certains pensent que c’est héréditaire.
Dans la dysménorrhée primaire, les règles sont douloureuses chez la jeune fille soit dès les premières menstruations soit plus souvent dans les 18 mois suivant ces premières règles. La dysménorrhée peut être due à une anomalie de l’utérus ou à un obstacle à l’écoulement du sang
Dans les dysménorrhées secondaires, les règles deviennent douloureuses chez une femme qui jusque là n’en souffrait pas. Une cause organique est souvent retrouvée : infections génitales chroniques (métrites, salpingites, douglassites, inflammations de la base du ligament large, paramétrites, etc.), endométriose, fibrome en nécrobiose…, lésions tubaires

En réalité, il existe plusieurs théories :

1. La théorie spasmodique

En principe, l’écoulement des règles doit coïncider avec l’ouverture du col utérin ; donc, un retard dans l’ouverture du col provoque ces douleurs ;

2. La théorie isthmique

C’est un accroissement important du débit circulatoire utérin en période des règles

3. La théorie de la contractilité musculaire

L’apparition des règles entraine une libération de prostaglandines qui est responsable des contractions utérines

4. La dysménorrhée organique

L’endométriose, les sténoses du col, les injections génitales

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COMMENT RECONNAITRE LES REGLES DOULOUREUSES OU DYSMENORRHEES ?

On observera des douleurs pelviennes, qui irradient vers la région sacrée, le périnée, le vagin ou l’abdomen, avec une sensation de colique spasmodique ou continue et lancinante d’horaire variante. Ces douleurs apparaissent dans certains cas quelques heures avant l’apparition des règles, ou apparaissent avec les premières gouttes de sang, maximale le premier jour et diminuent ensuite, enfin certaines douleurs n’apparaissent qu’au deuxième ou troisième jour.
Les signes d’accompagnement sont :
Douleurs au bas du dos, diarrhée, nausées, céphalées, crise de sueur, fatigue, vertiges, étourdissement…

QUELLES SONT LES PERSONNES A RISQUES ?

Toutes jeunes filles, ayant un passé gynécologique particulier ou non, ainsi que les femmes en période d’activité génitale.

Y A-T-IL DES TRAITEMENTS DE LA DYSMÉNORRHÉE ?

Le traitement des dysménorrhées secondaires est d’abord celui de leur cause.
Le traitement symptomatique peut utiliser :
• Antalgiques : Doliprane, Efferalgan, Dafalgan…
• Antiinflammatoires non stéroidiens ;
• Antispasmodiques : Viscéralgine, Spasfon, etc ;
• Oestroprogestatifs (s’il n’y a pas de contre indication);
• Les stérilets délivrant de la progestérone peuvent être efficaces ;
• Antiprostaglandines.
N’oublions pas qu’un médicament doit toujours être pris sous contrôle médical. Donc les médicaments cités ici, sont juste à titre indicatifs. Nous verrons d’ailleurs plus loin les remèdes naturels, qui sont une alternative idéale à ces médicaments.
Dans les cas de dysménorrhées primaires, avant de prescrire, il faut rassurer l’adolescente sur la banalité, la bénignité, et le caractère temporaire de ces douleurs, et lui expliquer le mécanisme du cycle menstruel.
Lui donner des antispasmodiques et des antalgiques.
En cas de dysménorrhées organiques, il faut rechercher la cause et la traiter.

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Y A-T-IL DES REMEDES NATURELS POUR SOULAGER LES DYSMENORRHEES ?

Effectivement, il y en a plusieurs, avec des degrés d’efficacité variables. On peut citer les huiles essentielles (basilic, estragon) : diluer 2 gouttes dans de l’huile végétale et masser le bas ventre 3 fois par jour. Il y a aussi les capsule d’onagre 500mg 6 capsules/j pendant 3 mois, sauf les jours des règles. Réduire considérablement le sucre les deux semaines qui précèdent l’arrivée des règles.
Et vous, quelles sont vos astuces pour soulager les douleurs menstruelles ?

La suite c’est sur la page Facebook Les parents d’adolescents
La chaine Youtube : Les parents d’ados.

Micheline SAME
Inspiré par une interview de :
Dr Christopher BATUPE (Gynécologue – Obstétricien)
Dr Jacqueline ROSSANT-LUMBROSO (Médecin
Généraliste)
Dr Lyonel ROSSANT (Pédiatre)

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